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Published by LadyMilonguera

CR suiveuse sur la marathon des Alpes Maritimes

Written by LadyMilonguera, 4 années ago, 6 Comments

Si je me suis rendue, fin de semaine dernière à Nice, ce n’est pas pour courir le marathon des Alpes maritimes, mais pour accompagner ma maman qui elle, s’y était inscrite. C’est donc en tant que suiveuse que j’ai vécu ce marathon et que je m’apprête à vous le compter.

Marathon-Nice-Cannes-2013

Nous partons de Montpellier la veille de l’évènement : lever à 4h30, montée dans le tramway à 5h30 pour être sûres de prendre notre train 1 heure pus tard. A une heure aussi matinale, le train est loin d’être bondé et nous tentons l’incruste en 1ère classe jusqu’à Marseille, afin de jouir d’un confort supplémentaire qui nous permettrait de finir paisiblement notre nuit. Conciliant ou distrait, le contrôleur ne nous fera aucune difficulté.

Nous arrivons à Marseille aux environs de 9h pour attendre notre correspondance une bonne heure. Nous mettons cette pause à profit pour prendre un 2nd petit déjeuner, le 1er ayant été avalé près de 4 heures plus tôt, il nous paraissait déjà bien loin.

Notre TGV arrive à l’heure, mais prend bien vite quelques minutes de retard en s’éloignant de la cité phocéenne. Personnellement, je ne résiste pas à son roulis et m’endormis à nouveau… Ma mère semble tenir le coup et commence à feuilleter les quelques magazines (running et cuisine) que nous avions emportés.

Je me réveille une 1/2 heure avant notre arrivée à Nice et peux ainsi profiter de la beauté de la côte.

Une fois à la gare, direction l’hôtel pour poser notre barda. Notre chambre n’étant pas prête, nous laissons les bagages à l’accueil et partons pour le Vieux Nice à la recherche d’un resto italien, ce qui fut plutôt aisé compte tenu de la densité de ce type d’établissement dans ce quartier…

Une fois attablés, en attendant nos plats, nous regardons passer les gens, essayant de deviner parmi les passant, ceux venus pour le marathon : certains nous facilitent carrément la tâche, arborant fièrement le t-shirt jaune officiel de l’épreuve, portant le sac donné lors du retrait du dossard au village marathon ou tenant à la main une bouteille de malto Clignement d'œil

Une fois l’estomac plein, nous empruntons alors la promenade des Anglais pour rallier nous aussi le village marathon et retirer son dossard. Durant cette promenade d’une dizaine de minutes, maman et moi avons tout loisirs d’apprécier la force du vent et commençons à émettre le vœux que pour le lendemain, la météo puisse se tromper dans ses prévisions… Dommage car le soleil est au rendez-vous !

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Dossard retiré, taille du t-shirt officiel choisi, et même parcours reconnu grâce à une vidéo en 3D, nous nous acheminons ensuite vers les stands des autres marathons organisées dans les environs. Quelques uns proposent d’inscrire son nom pour participer à un tirage au sort permettant de remporter un dossard. Maman décline 1 ou 2 propositions en raison de contraintes de calendriers ne collant pas avec son inscription déjà réalisée au marathon 2014 de Barcelone, mais se laisse tenter par le tirage au sort du marathon Provence-Lubéron, en octobre 2014. Et là, sans que je comprenne pourquoi, dans un  moment d’égarement, je saisis un stylo et inscris moi aussi mon nom au bas de la liste… Résultat du tirage au sort le 15 décembre prochain – je veux pas gagner, je veux pas gagner, je veux pas gagner…

Nous regagnons alors notre hôtel et maman met ce temps à profit pour préparer ses affaires pour le lendemain : choix de la tenue, préparation des différents bidons de ravitaillement, accrochage du dossard, etc… et publications facebookiennnes de tout ça afin d’en informer parents et amis.

La soirée sera studieuse avec un repas à nouveau constitué de pâtes et un éteignage des feux raisonnable. Vers 4h 30  du matin, alors que je poursuis paisiblement ma nuit grâce aux boules Quiès, ma maman se lève pour déjeuner puis se recoucher.

7h30 sonnera l’heure du véritable lever avec une arrivée sur la place Masséna à 8 heures. Dès la sortie de notre hôtel, il n’y a qu’à se laisser porter par le flux des marathoniens pour rejoindre le départ.

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Sur la place Masséna, les remorques numérotées selon les dossard distribués, permettent au coureurs d’y déposer leurs effets personnels afin de les retrouver à l’arrivée sur la croisette.

La tension monte mais reste encore relativement décontractée avec de nombreux coureurs encore en mode “touriste” qui se photographient ou se font photographier sur place… et nous ne faisons pas exception. Au dessus de la place Masséna, un arc-en-ciel… J’imagine que nombre de participants espèrent y voir un signe encourageant…

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Il ne nous reste plus alors qu’à nous rendre vers les sas de départ, installés sur le promenade des Anglais. A ce moment, nous attendons la championne internationale de marathon, Paula Radcliffe, encourager les participants. Globalement, il y a peu de déguisements, comparé à d’autres marathons internationaux, mais j’ai tout de même remarqué ces 2 là… et suis étonnée de constater qu’on peut s’engager sur une telle distance pieds nus…

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Le départ est enfin donné, le vent est plutôt faible, et je dispose alors d’une bonne heure devant moi avant de prendre mon train qui me permettra de rejoindre Antibes et d’essayer de voir ma maman un peu après le semi. Je m’attable à un café, commande un petit déjeuner, et mets  de côté la dose individuelle de Nutella servie afin de pouvoir la donner à ma finisheuse de mère lorsqu’elle en aura terminé avec cette épreuve.

Il est maintenant temps de me rendre à la gare de Nice, en une vingtaine de minutes, me voilà à Antibes et je n’ai que quelques mètres à faire pour pouvoir me poster le long du parcours. Entre temps, depuis le départ, je constate que le vent s’est levé, et pas qu’un peu puisque la table de ravito installée à 30 mètres de moi ne cesse d’être balayée par d’importantes bourrasques de vent qui jettent systématiquement l’ensemble des gobelets d’eau à terre. Je reste postée là une bonne heure. Heureusement, les SMS envoyés par ma mère à distance régulière me permettent de faire le point sur son avancée. Pendant ce temps, j’assiste au passage des meneurs d’allure des 4h15 et 4h30… Le temps passe et le SMS correspondant au passage de ma mère au semi me parvient enfin… Je dois être postée à 7 ou 800 mètres de là, mais une éternité s’écoule avant qu’elle ne me passe devant. Le peloton s’étant nettement étiolé, je la vois arrivée de loin et lui crie quelques “vas-y mamaaaaaaaaaan !!!!” pour la motiver. Arrivée à ma hauteur, elle me décroche un sourire… Je comprends alors qu’elle a encore la pêche en dépit du vent. Je transmets alors mes impressions sur Facebook pour informer famille et amis.

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Je regagne la gare et, en un rapide calcul, comprends que j’ai le temps de ma poster à Juan-les-Pins ET à Cannes pour être respectivement au 35ème km puis à l’arrivée. Le train est maintenant bondé par de nombreux participants – marathoniens ou relayeurs – et les portes ont bien du mal à se fermer.

Une dizaine de minutes plus tard, je descends à Juan-les-Pins et là encore, le tracé passe juste derrière la gare. Je constate que le vent n’a pas faibli, et les coureurs passant devant moi semblent maintenant bien élimés par ces conditions. Je revois beaucoup de marathoniens déjà aperçus un peu après le semi à Antibes, et la différence d’allure et de “style” est observable. Beaucoup me passent devant en marchant.

Je ne lésine pas sur les encouragements à chacun d’eux, en espérant que ma maman aussi puisse profiter de ceux d’inconnus qui continuent à la soutenir tous le long de son parcours. Je reste là aussi plus d’une heure avant de la voir passer et des personnes postées à côté de moi, en comprenant qu’il s’agit de ma maman, joignent leurs cris aux miens, merci à eux. En voyant son visage, je comprends que le vent n’a pas épargné son travail de sape… Elle me confiera plus tard que la force des bourrasques était telle que nombre de barrières de sécurité se sont vues renversées le long du tracé… Tiens bon ma maman, il ne reste “que” 7 km !!!!

Retour à la gare pour rejoindre Cannes, mais il me faudra attendre là une heure avant de pouvoir monter dans le prochain train. Malgré tout, compte tenu de l’allure de ma mère, je sais que j’aurais le temps de rejoindre la Croisette 5 à 10 minutes avant qu’elle ne franchisse la ligne d’arrivée.

Une fois à Cannes, je rejoins la Croisette en 5 minutes à peine ; il me suffit de remonter le flux des coureurs ayant fini et se dirigeant aux vers la gare. En dépit du vent, la foule des finisheurs à investi la plage…. Il peuvent enfin profiter pleinement de cette côte mythique qu’il n’ont pas arrêté de longer depuis 8 heures du matin, au plus près de la mer…. Les tables de massages sont même installées à même le sable, les soins étant assurés par des étudiants ostéopathes de l’université de Sofia-Antipolis toute proche.

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Un SMS, le dernier, m’informe alors que ma mère vient de franchir la ligne d’arrivée pendant qu’en Languedoc et en Savoie, nos proches et amis s’impatientent de recevoir de ma part le message libérateur.

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Temps officiel : 5h 26 min et 55 sec

Bravo Maman !!!

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    • LadyMilonguera23 novembre 2013, 20 h 26 min

      Tout à fait ! Bonne soirée

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    • LadyMilonguera20 septembre 2014, 10 h 37 min

      Oui, moi aussi je suis admirative… Elle est trop forte ma maman 😀

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